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6:30 Rule : l'outil ultime pour arrêter de ruminer

Inspirée des thérapies cognitivo-comportementales et popularisée par la journaliste Mel Bradman, la "6:30 Rule" (ou règle de 18h30) nous aide à mettre nos ruminations en sourdine. Le principe ? Différer nos pensées négatives pour nous offrir des plages de sérénité bienvenues pour notre santé mentale.

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6:30 Rule : l'outil ultime pour arrêter de ruminer

Stress, ruminations, pensées négatives et inquiétudes vous épuisent au quotidien ? La "6:30 Rule" est faite pour vous ! Avec cet outil, c'est simple, plus aucune pensée parasite ne doit avoir accès à notre esprit à partir d'une certaine heure… Une promesse alléchante qui s'appuie sur des techniques développées en thérapies TCC.

Un outil inspiré par les thérapies comportementales et cognitives

En 2011, la journaliste britannique Mel Bradman traverse une période délicate. Sa mère tombe malade, son père décédé quelques années plus tôt lui manque énormément, et pour couronner le tout, son travail qu'elle aimait tant devient de plus en plus stressant. Toutes les techniques que Mel utilisait jusqu'ici pour apaiser son stress ne portent plus leurs fruits, son esprit tourne en boucle. Mel se décide alors à consulter une psychothérapeute.

Face aux ruminations qui minent sa cliente et la laissent dans un état de désespoir et d'épuisement, la thérapeute lui propose un petit jeu. À partir de 18h30, Mel doit s'offrir une pause anti-ruminations qui devra durer jusqu'au lendemain matin. En clair, la journaliste n'a pas le droit de laisser ses inquiétudes avoir accès à son esprit.

Mel, qui croit que le seul moyen de se débarrasser de ses soucis est d'y penser continuellement jusqu'à résoudre définitivement ses problèmes, reste dubitative. La psychothérapeute insiste : « Vos problèmes seront toujours là demain matin si vous avez envie d'y réfléchir à nouveau. »

La journaliste s'essaie alors à cette technique. Le premier soir, elle tient jusqu'à 20h, puis après plusieurs semaines, elle parvient difficilement à résister aux pensées intrusives jusqu'à 22h30. Elle ne désespère pourtant pas et 18 mois plus tard, cet outil, associé à une thérapie et à de meilleures habitudes de vie, l'aide à retrouver son équilibre.

Pourquoi adopter la règle de 18h30 ?

Bien que sceptique au premier abord, Mel Bradman l'assure, donc, la "6:30 Rule" a été la clé pour se sentir plus légère, plus apaisée, beaucoup plus optimiste mais aussi, tout simplement, plus heureuse.

Il faut dire que les pensées négatives qui tournent en boucle dans notre tête peuvent être source de tristesse, d'anxiété et même d'épuisement. S'autoriser à les mettre en pause, c'est permettre à son esprit de retrouver de la clarté et à son corps de s'apaiser.

La thérapeute de Mel explique ainsi : « En offrant du repos à votre cerveau, cela autorisera les autres parties de vous qui ne sont pas pilotées par l'anxiété à faire leur retour ». Et d'ajouter « L'anxiété est une petite brute, et comme toutes les petites brutes, elle doit être remise à sa place ».

On comprend ainsi que si l'on autorise les ruminations à occuper intégralement notre esprit, il reste alors peu de place pour se laisser aller, par exemple, à la créativité, à la curiosité ou encore à l'inspiration.

Comment incorporer ce rituel à son quotidien ?

Mel Bradman l'avoue volontiers, être capable de différer ses ruminations prend du temps. On ne contrôle pas notre esprit et ce n'est d'ailleurs pas l'objectif de la "6:30 Rule". L'idée, avec cet outil, est plutôt de ne plus subir passivement ses ruminations sans pour autant chercher à avoir un parfait contrôle sur elles.

Comme dans de nombreuses techniques de méditation, on peut d'abord se laisser aller à observer ses pensées et à remarquer ces petites ruminations qui nous gâchent la vie. On peut alors se dire « ok, j'ai bien noté que telle ou telle chose m'angoisse, mais là, maintenant, je ne peux rien y changer. Je reviendrai dessus demain ».

Si cela est plus confortable, il est également possible de noter sur un carnet les pensées angoissantes qui reviennent quotidiennement. Comme on éteint son ordinateur au moment de finir sa journée de travail, on décide alors que l'instant rumination est terminé et qu'on repensera à tout ça demain.

Quant aux horaires, à chacun de choisir ceux qui conviennent le mieux. Lorsque l'anxiété vient perturber le sommeil, il reste pourtant intéressant de faire une pause dès la fin d'après-midi, afin de s'offrir une soirée relaxante suivie d'un sommeil de qualité.

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