L'alimentation émotionnelle consiste à manger sans ressentir la faim, mais pour compenser des émotions négatives fortes, comme le stress, la colère, la tristesse ou encore l'ennui. La nourriture devient source de réconfort, et ce mécanisme peut empêcher de faire face aux émotions plus profondes qui le déclenchent. L'alimentation émotionnelle peut alors provoquer des troubles du comportement alimentaire, et devenir problématique pour la santé physique et mentale.
Pourquoi trouvons-nous du réconfort dans la nourriture ?
Lorsque nous sommes fatigués, anxieux ou déprimés, la nourriture nous apporte une gratification immédiate, et permet de faire une pause dans le quotidien. Nous sommes ainsi près de 45 % en France à trouver un réconfort ponctuel dans l'alimentation émotionnelle.
Le plus souvent, les aliments ingérés sous le coup d'émotions fortes sont très sucrés, gras et caloriques, et libèrent dans le cerveau les hormones du plaisir. Cela contribue à obtenir une sensation de bien-être rapide, mais éphémère.
Quels sont les risques de l'alimentation émotionnelle ?
Si cela vous arrive de façon très ponctuelle de manger sous le coup du stress ou parce que vous vous ennuyez, l'alimentation émotionnelle présente peu de risques pour votre santé, à condition bien sûr que les proportions ingérées ne soient pas excessives.
L'alimentation émotionnelle devient en revanche problématique lorsqu'elle est utilisée pour faire face à des émotions fortes de manière récurrente, plusieurs fois par semaine par exemple. Elle devient alors une véritable béquille et peut déclencher des troubles du comportement alimentaire, qu'il convient de ne pas négliger.
Quelles nouvelles habitudes peuvent remplacer l'alimentation émotionnelle ?
Pour éviter que l'alimentation émotionnelle ne devienne un réflexe en cas de coup dur, il est utile de ne pas garder chez vous tout ce qui pourrait vous faire craquer. Ainsi, lorsque vous faites vos courses, ne prenez pas les gâteaux, les bonbons ou le chocolat qui vous servent de réconfort. Si vous n'en avez pas sous la main immédiatement, l'envie d'en manger peut se dissiper d'elle-même.
Plusieurs stratégies peuvent ensuite vous aider à ne pas manger sous le coup de vos émotions. Vous pouvez ainsi boire un grand verre d'eau, ou vous préparer un thé ou une tisane que vous aimez particulièrement.
Des exercices de respiration ou quelques minutes de méditation peuvent également être utiles pour relâcher le stress que vous ressentez. Et si vous en avez la possibilité, marcher quelques minutes peut permettre de vous recentrer sur vous-même tout en libérant des endorphines, les hormones du bien-être.
Enfin, écrire dans un journal ce que vous ressentez, mais aussi le dessiner ou le peindre, sont de bons moyens d'accepter l'émotion négative qui vous traverse.
Comment trouver de l'aide face à l'alimentation émotionnelle ?
Si vous n'êtes pas parvenu à mettre en place de vous-même de nouvelles habitudes et que l'alimentation émotionnelle continue de faire partie de votre quotidien, il peut être utile de consulter votre médecin traitant. Celui-ci pourra vous conseiller un suivi avec un médecin nutritionniste spécialisé dans ce trouble du comportement alimentaire.
Il peut également être utile de mettre en place en parallèle des séances régulières avec un psychiatre ou un psychologue afin de comprendre les mécanismes sous-jacents responsables de l'alimentation émotionnelle. Les troubles du comportement alimentaire peuvent mettre du temps à guérir, alors soyez patient et consultez le plus tôt possible.










